Q1. Qu'est-ce qu'une SARL de famille en LMNP ?
Une SARL de famille est une société constituée par des associés unis par un lien de parenté directe ou collatérale, de mariage ou de PACS, qui apportent de l'argent ou des biens en échange de parts sociales. C'est la société, en tant que personne morale, qui devient propriétaire du bien immobilier loué en meublé.
Q2. Quel est l'intérêt fiscal principal d'une SARL de famille par rapport à une SARL classique ?
La SARL de famille bénéficie de la transparence fiscale : les associés sont imposés personnellement à l'impôt sur le revenu, ce qui évite la double imposition qui existerait avec l'impôt sur les sociétés. Chaque associé profite ainsi du régime réel du LMNP, avec déduction des charges et prise en compte de l'amortissement comptable du bien.
Q3. Comment est imposée la plus-value en cas de revente d'un bien détenu via une SARL de famille ?
Chaque associé est imposé au prorata de ses parts sociales selon le régime de plus-value des particuliers, comme en LMNP direct. Les amortissements comptables déduits pendant la durée de location n'augmentent pas le montant de la plus-value imposable.
Q4. La SARL de famille facilite-t-elle la transmission du patrimoine ?
Oui, elle permet de céder la nue-propriété des parts sociales aux héritiers tout en conservant l'usufruit. La fiscalité applicable à la cession de parts sociales est présentée comme plus faible que celle des droits de succession classiques.
Q5. Quelles sont les obligations comptables d'une SARL de famille en LMNP au régime réel ?
La société doit tenir une comptabilité complète, organiser des assemblées générales et déposer des liasses fiscales chaque année. Ces obligations sont plus lourdes que celles d'une location meublée détenue en nom propre.
Q6. Pourquoi une SARL de famille peut-elle créer un décalage de trésorerie pour les associés ?
Grâce aux amortissements comptables, le résultat de la société reste souvent nul ou négatif, ce qui empêche la distribution des revenus locatifs aux associés. Il faut généralement attendre la fin de la période d'amortissement du bien pour pouvoir percevoir cette trésorerie accumulée.