Q1. Qu'est-ce qu'un meublé de tourisme selon la loi ?
Un meublé de tourisme est un logement meublé loué pour la journée, la semaine ou le mois à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, selon l'article L. 324-1-1 du Code du tourisme. Il se distingue des hôtels et résidences touristiques par l'absence d'accueil et de services communs.
Q2. Quelle est la durée maximale de location pour un meublé de tourisme à la même personne ?
La location touristique se distingue du bail d'habitation classique par une durée maximale de 90 jours consécutifs pour une même personne, qui n'y élit pas domicile. Au-delà, ou en cas de résidence effective, il ne s'agit plus d'une location saisonnière.
Q3. Le règlement de copropriété peut-il interdire la location meublée touristique ?
Oui, le règlement de copropriété doit autoriser expressément l'activité de location touristique ; en l'absence de mention, l'hébergement touristique rémunéré est réputé interdit. Toutefois, si le règlement autorise les activités libérales, la location meublée de courte durée est considérée comme acceptée, selon un arrêt de la Cour de cassation du 8 juin 2011.
Q4. Qu'est-ce que le changement d'usage d'un logement destiné à l'habitation ?
Selon l'article L 631-7 du Code de la construction et de l'habitation, louer de manière répétée un local meublé destiné à l'habitation pour de courtes durées à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile constitue un changement d'usage. Ce changement est encadré différemment selon la commune où se situe le bien.
Q5. Combien de communes en France réglementent le changement d'usage pour la location touristique ?
134 communes sont concernées en France par la réglementation du changement d'usage. Dans les communes de plus de 200 000 habitants, comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou Bordeaux, le changement d'usage est soumis à autorisation plutôt qu'à simple déclaration.
Q6. Faut-il déclarer son meublé de tourisme en mairie ?
Oui, une déclaration simple en mairie est obligatoire, sauf si le logement constitue la résidence principale du loueur au moins huit mois par an. Certaines communes exigent en plus un numéro d'enregistrement à 13 caractères, qui doit être publié dans chaque annonce sur les plateformes comme Airbnb ou Abritel.
Q7. Quelles sanctions risque-t-on en cas de non-respect des règles de changement d'usage ?
Une amende administrative pour changement de destination non déclaré peut aller de 1 200 € à 300 000 €, et un défaut d'autorisation de changement d'usage peut entraîner une condamnation jusqu'à 50 000 € par local, assortie d'une astreinte de 1 000 € par jour et par m². Une fausse déclaration est punie d'un an d'emprisonnement et de 80 000 € d'amende, tandis que l'oubli de la déclaration simple expose à une contravention pouvant atteindre 450 €.